Si vous n’êtes jamais allé où si vous n’avez jamais entendu parler de la Côte d’Ivoire, cette question vous ne vous l’êtes peut être jamais posé … Difficile donc d’y répondre convenablement. Mais peut être pourrions le faire ensemble.
Attendez, par où commencer ?
La Côte d’Ivoire est un petit pays de l’Afrique de l’Ouest bien connu par les fans du ballon rond où encore par les amateurs de «1er gaou ». Mais quant à ces richesses culinaires, elles sont rarement plébiscitées. Pourtant je suis sûr que vous en connaissez plus d’une.
Question pratique, réponse pratique…
Si vous voulez mettre des couleurs ivoiriennes dans votre assiette, comment vous y prendrez-vous ? Très simple, vous me direz, je me demande à mon ami Google… Non pas vraiment, je vous répondrai car Google ne sait pas forcément tout.
Par exemple Google ne sait pas que l’Alloco peut se servir aussi bien en entrée, en plat principal ou en dessert. Google ne sait pas non plus que l’Attiéké s’apprécie mieux à la main accompagné d’un bon poisson à la braise.
Alloco ??!!! Attiéké ??!!! Attendez mais de quoi parlons-nous là ?
Détrompez vous, ce ne sont pas les derniers titres des Magic System mais plutôt des saveurs que toute famille ivoirienne qui se respecte respire quotidiennement. Pourtant ces petits noms étrangers, si on les regarde de plus près, vous les connaissez.
Prenons l’Alloco, c’est le nom que l’on donne au « déshabillé de banane plantain[1] » frit dans de l’huile de Palme. Autrement dit vous épluchez une banane plantain, que vous découpez soigneusement en dés, rajoutez des oignons en lamelles puis salez. Ca vous donne de l’Alloco, délicieux mariage du sucré et du salé qui illumine vos papilles dès la première bouchée.
Observez une seconde le mode de préparation et de cuisson de ce délice, … à quoi pensez-vous ?
Vous avez trouvé ? Les Frites de pomme de terre, la tradition française par excellence appelée également « French Fries » en terres anglophones.
Vous voyez que vous connaissez. L’Alloco c’est donc les Frites de la Côte d’Ivoire !!!
Mais ce n’est pas tout, et l’Attiéké[2] ? Traditionnel mélange de semoule de manioc fermenté, séché, broyé et cuit à la vapeur. Il s’apparente dans la forme au couscous de blé avec des grains plus épais, une texture plus élastique et plus collante, et un caractère légèrement translucide.
L’Attiéké est donc le couscous des ivoiriens.
Vous voyez que ces mets vous sont familiers. Ce n’est donc pas si compliqué de manger ivoirien…
Vous voilà maintenant avec deux garnitures incontournables de la cuisine ivoirienne. Reste à savoir avec quoi les déguster ?
Comme je vous l’ai dit plut haut, l’Alloco a ceci de différent des frites qu’il est un vrai caméléon. Il sait associer sa douceur à toutes les étapes de votre repas.
En ce qui concerne l’Attiéké, il s’attache très bien aux poissons à la braise ou en friture. Préférez la carpe ou la dorade pour la braise et le thon pour la friture.
Chacune de ces garnitures s’accompagne chaleureusement d’une bonne sauce tomate légèrement épicée pour les débutants et allègrement pour les plus aguerris.
L’onctueux et croquant mélange tomate aloco peut être apprécié en solo ou partager le duo avec une cuisse de poulet braisé.
Par ailleurs on a coutume de servir le poulet ou le poisson braisé avec une vinaigrette de légumes (émincés de « tomates, oignons, concombres » en vinaigrette).
Et c’est chose faite, vous vous sentez prêts à répondre à notre question du début !
Et si on mangeait ivoirien ce soir ?
C’est à vous de jouer, que dis-je de m’inviter à dîner…
Bon appétit
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[1] Banane plantain : Ce type de banane-légume, plus longue que la banane-fruit (de 30 à 40 centimètres), a la peau verte et épaisse. Elle n’est comestible crue qu’à parfaite maturité (peau noire, chair ramollie), elle est alors très sucrée. Elle remplace aisément les légumes ou le pain et accompagne des plats de viande, poulet, poisson. Elle est couramment consommée dans une grande partie de l’Afrique et dans les Caraïbes.
[2] Attiéké: Spécialité culinaire de Côte d'Ivoire, l'attiéké est produit traditionnellement par les femmes, des équipes constituées dans le village se groupant pour la production. Ce n’est autre que du manioc mis à fermenter dans l'eau pendant des jours, séché au soleil, broyé, essoré, seché et vanné puis mis à cuire à la vapeur. L'attiéké, bien que pourvu d'un goût très légèrement acide a une odeur franche. Les palais les moins affinés ne sentent pas de différence avec le couscous de blé.








